Apparat critique

  • Texte édité
  • Témoin A
Pour citer cette page : Laboratoire de textes Norécrit, Actes des archevêques de Rouen (Pierre de Comieu) : n° p46état d’établissement du texte annoté par Émeline Mancel, sous la responsabilité de Grégory Combalbert, consulté le . [En ligne : ]

p46

1239 (n. st.), mars – Vernon

P[ierre], archevêque de Rouen, notifie qu’Étienne d’Éstrées, chevalier, a reconnu en sa présence que Blanche, reine des Francs, a reçu de lui, pour l’usage et au nom de la nouvelle abbaye [de Maubuisson] qu’elle a fondée près de Pontoise, toute la dîme qu’il avait à Archemont près de Magny et tous les droits qu’il avait ou pourrait avoir sur cette dîme, pour six-cent-soixante-quinze livres parisis qui ont été payées selon ce qu’Étienne a confessé. Le même Étienne a promis, pour lui et ses héritiers, en prêtant serment corporellement, qu’il n’irait pas contre cette [rédemption], par lui ou par d’autres et qu’il ne pourra rien réclamer de cette dîme mais qu’il devra la garantir à l’abbaye. De même Marie, femme d'Étienne, en présence de l’archevêque, a voulu et concédé cette vente ; elle a promis dans la main de l’archevêque qu’elle n’irait pas contre, par elle ou par d’autres, et qu’elle n’en réclamerait rien en raison de sa dot ou de toute autre chose. Elle a de plus confessé que son mari lui avait fourni dans cette dîme une part suffisante de sa dot. Et Guillaume, prêtre de Saint-Gervais près de Magny, paroisse dans laquelle se trouve la dîme en question, en présence de l’archevêque, a donné son accord pour la vente susdite ; il a voulu et concédé que l’abbaye possède librement et paisiblement la dîme et la tienne à perpétuité, en promettant qu’il n’en réclamerait rien, par lui ou par d’autres. L’archevêque a voulu et concédé que ladite abbaye tienne et possède la dîme susdite librement et à perpétuité, en raison de quoi il a apposé son sceau à ces présentes lettres.

Tableau de la tradition

Original

A. Original sur parchemin.

Format : carta non transversa.

Dimensions : largeur 227 x hauteur 217 mm, dont repli 22 mm.

État de conservation : bon état. Légèrement trouée dans le coin inférieur gauche.

Scellement : perdu, double queue de parchemin.

Au dos, d’une écriture contemporaine : « De redemptione decime de Harchemont ».

Arch. dép. Val-d'Oise, 72 H 113.

Traduction(s)

Copie du xviie siècle en français dans le cartulaire de l'abbaye de Maubuisson. Arch. dép. Val-d'Oise, 72 H 6/3, p. 4-6.

Texte établi d'après A

P., miseratione divina Rothomagensis archiepiscopus, universis presentes litteras inspecturis, salutem in Domino. No-||2-verit universitas vestra quod Stephanus de Stratis, miles, in nostra presencia constitutus, recognovit quod excellen-||3-tissima domina Blancha, Dei gratia Francorum regina illustris, redemit ab eo ad opus nove abbacie et nomine ||4 nove abbacie, quam fundavit eadem domina regina apud Pontisaram, totam decimam suam quam habebat ||5 apud Harchemont juxtam Magnacum et quicquid juris in eadem decima habebat vel habere poterat, pro ||6 sexcentis et sexaginta quindecim libras parisiensium solutis a predicta domina regina et numeratis prout con ||7fessus est idem Stephanus coram nobis. Et promisit idem Stephanus, pro se et heredibus suis, fide prestita ||8 corporali quod contra ipsam redemptionem, per se vel per alium non veniet in futurum et quod in dicta decima nichil ||9 decetero reclamabit, sed eam predicte abbacie garantizabit contra omnes. Preterea Maria, uxor ejusdem Stephani, ||10 simili in nostra presencia constituta, dictam redemptionem voluit, laudavit et concessit et promisit fide in ||11 manu nostra prestita corporali quod contra ipsam redemptionem non veniet, per se vel per alium in futurum, nec in eadem ||12 decima aliquid, nomine dotalicii seu ratione dotalicii vel alterius cujuscumque juris decetero reclamabit. Et confessa ||13 fuit coram nobis quod sufficiens excambium habuit a predicto Stephano, marito suo, pro portione dotis sibi ||14 in predicta decima contingente. Ad hec Guillelmus, presbiter Sancti Gervasii juxta Magniacum, in presencia nostra consti-||15-tutus, in cujus parrochia sita est decima supradicta, redemptioni predicte decime suum prebuit assensum, ||16 et voluit et concessit quod predicta abbacia libere et quiete habeat, teneat et imperpetuum possidebat decimam ||17 supradictam. Et promisit quod in dicta decima, nichil decetero, per se vel per alium reclamabit. Nos vero, volumus ||18 et concedimus quod abbacia predicta, decimam supradictam, nomine predicte redemptionis teneat et possideat libere et qui ||19ete, imperpetuum. Et ipsam redemptionem auctoritate nostra litteris presentibus confirmamus. Quod ut ratum et ||20 stabile permaneat in futurum, presentes litteras sigilli nostri munimine fecimus roborari. Actum apud Ver-||21-nonem, anno Domini millesimo ducentesimo tricesimo octavo, mense marcio.